logo de la MIJCP Maison Internationale des Jeunes pour le Culture et la Paix

Solidarité internationale

Notre association porte dans sa terminologie les mots : international, jeune, culture et paix qui nous ouvrent naturellement à la solidarité.

Projet culturel

L'association MIJCP a été touchée par les difficultés rencontrées par l'artiste Dieudonné Moukala, pour continuer à développer et exercer son art et elle n'a eu de cesse de l'aider :

Dieudonné Moukala est un peintre né à Linzolo (RDC) le 17 février 1971.
Pour des raisons politiques, il s'est réfugié en France en 1998. Depuis ce temps, il peint les scènes de la vie quotidienne de son pays natal.

Les titres de ses tableaux ont les noms évocateurs : marché de MOYONDZI, le débarquement des pêcheurs au port YORO, la récolte de la canne à sucre, vendeuses de tomates, portraits de vieux sages.

Il travaille avec de la peinture à l'huile qu'il applique par aplats sur la toile, les couleurs sont vives et lumineuses.

La MIJCP se félicite de pouvoir apporter son soutien à cet artiste en promouvant ses expositions et en faisant l'acquisition de quelques unes de ses toiles qui décorent nos différentes locations.

Peinture de l'artiste congolais Dieudonné Moukala Peinture de l'artiste congolais Dieudonné Moukala Peinture de l'artiste congolais Dieudonné Moukala Peinture de l'artiste congolais Dieudonné Moukala Peinture de l'artiste congolais Dieudonné Moukala Peinture de l'artiste congolais Dieudonné Moukala

Aide aux Tibétains réfugiés au Népal

Depuis 2009 la MIJCP, après un temps de réflexion, a choisi deux axes vers le continent asiatique pour développer ses actions : l'aide à un camp de réfugiés tibétains au Népal et dans la logique d'un rapprochement géographique, l'aide à la scolarisation de jeunes népalais dans des vallées difficilement accessibles.

Le Népal, séparé du Tibet par la chaîne himalayenne, est un pays d'accueil pour les Tibétains qui ont été contraints de quitter leur pays depuis une cinquantaine d'années déjà.

M. Sangpo TSERING, responsable du camp de Jampa Ling et représentant du Dalaï-Lama pour le Gouvernement tibétain en exil
M. Sangpo TSERING, responsable du camp de Jampa Ling et représentant du Dalaï-Lama pour le Gouvernement tibétain en exil

Près de Pokhara existent plusieurs camps de réfugiés tibétains. De nombreuses ONG européennes et internationales aident au bon fonctionnement de ces camps. Un membre de notre association était en contact avec Monsieur Sangpo Tsering et le camp de Jampa Ling qu'il encadre depuis de nombreuses années, lui-même étant né au Népal. La MIJCP a essayé de répondre à une demande d'aide qui émanait de ce reponsable du camp. Il s'agissait de mettre en valeur les capacités intellectuelles et la volonté sans faille du jeune Khamsum pour entreprendre des études universitaires afin de devenir dentiste.

Aujourd'hui l'association est heureuse d'avoir pu contribuer financièrement aux études de ce brillant étudiant diplômé en médecine dentaire, le premier jeune médecin issu d'un camp de réfugiés tibétains.

Inspiration of my life

My name is Khamsum Wangdu, 4th Year dental student in Kantipur Dental College Teaching Hospital and Research Center, Kathmandu, Nepal.

Having born and grown up in Tibetan refugee camp, life so far was very unique and unforgettable experience and despite never ending challenges...

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Inspiration of my life
lettre de Khamsum Wangdu adressée à la MIJCP en juin 2013

My name is Khamsum Wangdu, 4th Year dental student in Kantipur Dental College Teaching Hospital and Research Center, Kathmandu, Nepal.

Having born and grown up in Tibetan refugee camp, life so far was very unique and unforgettable experience and despite never ending challenges that one faced on daily basis; I have learned much from The His Holiness the Dalai Lama, parents and elders to keep hope and determination alive even in the midst of difficulties. During childhood as I recalled, life was kind to me and my friends. We have share of our best time in our life. Running after the moving tractor and truck ( common practice in camp back in those days due to few vehicle), playing in the field with friends, hours of swimming and sand bathing in the bank of river were some of the most memorable moment of my life. In the middle of such unforgettable joy, I was always curious about my identity and the purpose of life. Through the process of trying to identify, I have realized that I was born refugee and l have no country. It was huge blow to a young mind and eventually I accepted that fact. From that moment onward, I wanted to do something and help my people. I was not sure of what I will be doing in future. The loss of my Popo (Grandfather) due to orofacial infection left me completely devastated and it was huge loss to me. Finding out that it was due to poor infection control and incompetent dentist that had led to minor oral cavity infection( treatable one) into such a massive consequences, I was determined that I will become dentist in future.

After finishing my higher secondary study from India, I have made my way back in Nepal and found a nice dental college where I am studying right now It has been more than 5 years now, the subject of dentistry thoroughly fascinated and amazed me and I am happy that I am into this professional field. Among various areas of dentistry, Oral surgery subject is one of my favorite one. This would not be possible without the generosity and support from the TDF and yours organization. I feel that I am living the dream of my childhood and hopeful that one day I will help the needy people anywhere in this world. I am determined to achieve that dream.

In addition to my study, I have always been interested in helping others and volunteering. I delivered health- related talks in school, monastery and Tibetan reception center (for newly arrived Tibetan from Tibet). At times, I had lead team of my dental classmate and do dental screening and community based dental treatment. Furthermore, I am also particularly interested in leadership role and refugee protection. Besides, I love to travel, experience new people, culture, tradition and discuss new idea and reading books and watching movies.

For now what stores ahead in my life, I have no idea. But I will make generous effort in helping others and bringing smile to people in coming days.

God bless everyone. Tashi Delek!!!

Khamsum Wangdu

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Inspiration of my life
lettre de Khamsum Wangdu adressée à la MIJCP en juin 2013

Mon nom est Khamsum Wangdu, je suis étudiant, en quatrième année d'odontologie au Dental College Teaching Hospital and Research Center de Katmandu au Népal.

Etant né et ayant grandi dans un camp de réfugiés tibétains, la vie était, du plus loin que je me souvienne, une expérience unique et inoubliable, bien que parsemée de défis incessants que chacun affrontait quotidiennement. Sa Sainteté le Dalaï-Lama, mes parents, ainsi que les aînés m'apprirent énormément à maintenir l'espoir et la détermination en vie, même lors des moments les plus durs. En me remémorant mon enfance, la vie m'était douce, ainsi qu'à mes camarades. Nous y avons partagé les meilleurs moments de notre vie. Courir après les tracteurs et les camions en marche (pratique courante dans le camp à l'époque, due au peu de véhicules en circulation), jouer dans les champs avec des amis, nager durant des heures et prendre des bains de soleil au bord de la rivière ; voilà quelques-uns de mes souvenirs les plus mémorables. Au milieu d'une telle joie inoubliable, j'ai toujours été curieux de mon identité et du but de ma vie. En essayant de les identifier, je réalisais que j'étais né réfugié et que je n'avais pas de pays. C'était un grand choc pour un jeune garçon mais je finis par l'accepter. A partir de ce moment, je voulus faire quelque chose pour aider mes semblables. Je n'étais pas certain de ce que je ferai dans le futur. La perte de mon Popo (grand-père) due à une infection oro-faciale me dévasta. Ce fut une perte énorme pour moi. Et découvrir que cette infection fatale était due à un dentiste incompétent qui avait laissé une infection mineure de la cavité buccale, une infection traitable, que l’insuffisance de contrôle pouvait déclencher de telles conséquences provoqua en moi l'envie de devenir dentiste. Après avoir fini mes études supérieures en Inde, je retournais au Népal et trouvais une bonne école dentaire où j'étudie en ce moment même. Cela fait désormais plus de cinq ans et l'odontologie me fascine et me surprend complètement, je suis heureux de suivre cette voie professionnelle. Parmi les différentes spécialisations, la chirurgie orale est l'une de mes préférées. Cela ne serait pas possible sans la générosité et le soutien de l’association TDF(1) et de votre organisation. Je sens que je vis le rêve de mon enfance et espère qu'un jour j'aiderai les gens du monde entier dans le besoin. Je suis déterminé à réaliser ce rêve.

En plus de mes études, j'ai toujours été intéressé par le volontariat et l'aide à autrui. Je faisais des discours de sensibilisation sanitaire dans les écoles, les monastères et les centres de réception tibétains (pour les nouveaux arrivants du Tibet). Quand je le pouvais, je dirigeais des équipes constituées de mes camarades de classe et faisais des projections sanitaires et des traitements communs de base. De plus, je suis aussi particulièrement intéressé par le rôle de leader et par la protection des réfugiés. J'adore aussi voyager, découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles cultures et traditions, ainsi que discuter de nouvelles idées, lire des livres et voir des films.

Pour l'instant, ce qui prédomine dans ma vie, je n'en ai aucune idée. Mais je ferai des efforts généreux pour aider les autres et apporter quotidiennement le sourire aux gens.

Que dieu vous bénisse, Tashi Delek !

Khamsum Wangdu

(1) TDF est l’association belge par laquelle l’association MIJCP fait parvenir les fonds pour les études de Khamsum.

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Les intentions de Khamsum sont d'apporter de l'aide à sa communauté mais aussi de s'ouvrir aux autres peuples défavorisés qui pourraient avoir besoin d'utiliser ses compétences.

Ceci est un magnifique exemple de l'aide que nous espérons pouvoir apporter à d'autres étudiants. Sangpo nous tient informés des souhaits de sa communauté et nous sommes certains que l'aide que nous apportons à ce camp est complètement dévolue à la cause qui a été définie. Nous nous appuyons à cet effet sur l'association belge TDF qui oeuvre pour ce camp depuis longtemps.

Pour resserrer nos liens, nous avons récemment effectué un voyage au Népal pour redéfinir les prochaines actions à entreprendre afin de parfaire le partenariat engagé avec ce camp.

Dr BUDDHI MAN SHRESTA (responsable du Kantipur Dental College de Katmandou), Khamsum WANGDU et Anne LAURENT (secrétaire de la MIJCP)

Aide aux Népalais

Cérémonie d’inauguration de la nouvelle école de Runchet sous la pluie
Cérémonie d’inauguration de la nouvelle école de Runchet sous la pluie
Cérémonie d’inauguration de la nouvelle école de Runchet avec Christian GUILLEMOT, président des Amis de Laprak
Cérémonie d’inauguration de la nouvelle école de Runchet avec Christian GUILLEMOT, président des Amis de Laprak
écoliers du village de Runchet
Ecoliers du village de Runchet
écoliers du village de Runchet
Ecoliers du village de Runchet
Crédits photographiques : Pierre BAUER

Notre association se sentant très impliquée dans cette solidarité envers les Tibétains du Népal, a décidé de ne pas rester insensible aux conditions difficiles que subissent les Népalais eux-mêmes, notamment ceux qui vivent dans des vallées éloignées et difficiles d'accès dans le contrefort de la chaîne himalayenne.

C'est donc tout naturellement que nous venons d'initier un rapprochement avec l'association française Les Amis de Laprak afin d'apporter notre aide dans la reconstruction d'une école détruite par la mousson dernière.

Cette association "amie" est implantée depuis quinze ans dans cette vallée. Elle sait donc parfaitement écouter les demandes d'aides formulées par les villageois, de plus elle a aussi sur place des membres permanents qui sont à l'écoute des Népalais.

Ce fonctionnement est pour notre association une garantie que l'aide que nous apportons est réellement utilisée comme il convient.

Deux membres de notre association se sont joints au trek que Les Amis de Laprak organisent annuellement. Ce voyage en commun a permis de resserrer des liens entre nos deux associations et de projeter un partenariat qui s'adresserait à des jeunes capables, en fin de scolarité traditionnelle, et leur permettrait de suivre un cursus universitaire, s'ils le désirent.

Le taux de scolarisation et d’alphabétisation des enfants en zone rurale est relativement faible au Népal. Le manque d’infrastructure et de matériel pédagogique, mais parfois aussi la qualité des enseignements sont autant d’éléments qui nourrissent ce constat. Pourtant, l’accès aux savoirs favorise l’égalité des chances, pour tous, jeunes filles et jeunes garçons. L’école, c’est en effet, l’apprentissage de la lecture, de l’écriture mais aussi l’éducation à la santé, à l’environnement, à la vie. L’école permet au village de nourrir les esprits et soulève parfois un autre champ des possibles.

Notre association est convaincue que la pauvreté est toujours le problème majeur de notre monde moderne, ce problème retentit dans les difficultés qu'ont beaucoup d'individus à avoir accès à la scolarité, à l'éducation, aux soins de santé.

Cette réflexion nous aide sincèrement à croire que toutes les actions que nous entreprenons - même les plus petites - nous aident à avoir plus d'humanité et de solidarité, et ces sentiments nous soutiennent fortement dans notre engagement associatif.

Contexte général du Népal

Présentation générale

Royaume indépendant des pentes sud de l’Himalaya, le Népal est enclavé entre les deux géants que sont l’Inde et la Chine (Tibet). Fait de brassage de peuples, de cultures, d'histoire et de langues, le royaume compte environ 82% d’hindouistes, 15% de bouddhistes, 2% de musulmans et quelques milliers de chrétiens.

carte du Népal
  • Superficie : 147 181 km2
  • Capitale : Katmandou
  • Langue officielle : népali
  • Monnaie : roupie népalaise

L’histoire ancienne du Népal est marquée par la naissance en 563 avant J.-C. du prince Gautama Siddharta, futur Bouddha historique. Les dynasties se succèdent alors dans de petits royaumes indépendants au gré des alliances entre princes tibétains et indiens. C’est à la fin du XVIe siècle qu’est introduit le système hindouiste des castes dans ce pays jusque-là bouddhiste ; le premier contact avec des Européens a eu lieu vers 1640 et l’unification du pays vers 1768 avec les rois Gurkhas.

Actuellement, le pays est l’un des plus pauvres du monde, dépendant de l’aide étrangère pour les 2/3 de son budget de développement. Sa seule richesse industrielle est son hydroélectricité (4% des ressources de la planète), mais il n’y a qu’un seul client disponible : l’Inde.

En 1990, sous la pression populaire, le roi est contraint d’instaurer une démocratie : d’une monarchie absolue, le Népal passe à une monarchie constitutionnelle. Depuis lors, de nombreuses coalitions se sont succédées au pouvoir.

L’émergence d’une démocratie (…) a rendu visible les failles d’une construction politique inachevée et a libéré l’expression des ressentiments de la population. Ces mécontentements ont été fédérés par un mouvement maoïste qui a provoqué une véritable guérilla, amenant le Népal au bord d’une catastrophe humanitaire. Michel KERGOAT
Histoire politique du Népal, aux origines de l’insurrection maoïste
éditions Karthala, 2007, p8.

Politiquement instable, la situation économique déjà précaire du pays s’est grandement détériorée. Le Népal est au bord de la faillite avec tout ce que cela implique de difficultés supplémentaires pour la vie des familles.

Les Tibétains au Népal

Selon le site Tibetan refugees in Nepal, il y aurait plus de 20 000 réfugiés tibétains au Népal, répartis entre 12 villages ou communautés.

Le premier afflux se produit en 1959, à la suite du soulèvement de Lhassa. Les réfugiés s'installent dans des camps frontaliers temporaires (Chialsa, dans les monts Solu Khumbu à l'est de Katmandou, Tashi Palkhiel, à la périphérie de Pokhara, Dhorpatan, dans la partie occidentale du pays, Jawalakhel, à la limite méridionale de Katmandou).

En 1961, le Comité international de la croix rouge met sur pied un programme d'aide tandis que le gouvernement tibétain en exil établit un bureau à Katmandou.

En 1966, un accord passé entre le Népal et la région autonome du Tibet permet aux frontaliers et pèlerins tibétains de franchir la frontière tibéto-népalaise sans passeport ni visa, accord qui est renouvelé en 1976 pour dix ans.

En 1986, un nouveau traité passé avec la Chine restreint les facilités de passage pour les Tibétains.

En 1989, le gouvernement népalais, accédant à la demande de la Chine, refuse désormais d'accueillir et de reconnaître de nouveaux réfugiés.

À partir de 1990, les réfugiés appréhendés à l'intérieur du pays sont remis aux autorités de l'immigration et attendent au centre d'accueil des réfugiés tibétains à Katmandou de recevoir l'autorisation de gagner une des communautés de l'Inde.

En 2005, le gouvernement népalais ferme le bureau du gouvernement tibétain en exil à Katmandou.

Aujourd'hui la situation est complexe pour les Tibétains. En effet depuis la révolution maoïste de 2006, la Chine étend son influence sur le Népal. Pour la communauté en exil dans le pays, cela signifie une aggravation de la condition des réfugiés et un inquiétant recul des libertés individuelles.

Pour approfondir :
voici quelques liens vers des sites d’information sur le Tibet, sa population en exil, ses réflexions, ses problématiques, etc.

L'éducation au Népal

En une cinquantaine d'années, le Népal a réussi à construire son système éducatif. De quelques milliers d'étudiants en 1951, on recensait 6,3 millions d'étudiants et 163.000 enseignants en 2003. Mais les moyens mobilisés demeurent très insuffisants au regard d'une population de moins de 15 ans de 10.260.000 individus, d'un taux d'alphabétisation de 62,2% pour les hommes et de 34,6% pour les femmes et il demeure de fortes disparités sociétales fondées sur le sexe, l'ethnie, la caste, la situation géographique et la classe sociale. L'école publique est notoirement sous-équipée et ses enseignants peu formés.

Le bouddhisme et l'éducation

Dans l'idéal bouddhiste, l'éducation est l'outil principal de l'évolution de l'être humain. Apprendre et enseigner sont les devoirs primordiaux de chaque individu, visant à porter à maturité les potentialités de la nature humaine. Dès le VIème siècle avant J.-C., le bouddhisme ouvre l'enseignement et la connaissance à toutes les couches de la société, offrant à la fois une éducation séculière et religieuse.

L'hindouisme et l'éducation

La nature même de l'hindouisme et son organisation sociale spécifique, avec le système des castes, réserve dès l'origine l'accès à l'éducation à la seule caste des prêtres, les Brahmanes, chargés de l'étude et de l'enseignement des Védas. Les notions d'égalité et de justice sociale pénètrent lentement une société qui y est fondamentalement étrangère car hiérarchisée. Les castes sont officiellement abolies en 1963, mais la société en reste profondément imprégnée. Les filles et les intouchables souffrent toujours des plus fortes inégalités face à l'éducation.

Les écoles au Népal

Trois types d'écoles cohabitent dans le pays : les écoles publiques ou gouvernementales, les écoles privées et les écoles "communautaires villageoises".

Les écoles gouvernementales

Elles sont établies dans tout le pays et sont gratuites jusqu’en classe 5. Elles manquent cependant de locaux, d’équipements et de personnel formé. En effet, le plus souvent, les professeurs ne bénéficient pas d’une qualification suffisante. Leur salaire est faible pour un temps-plein de 6 jours, avec des retards de paiement, ce qui explique également un absentéisme important de la part des enseignants. De fait, les résultats dans les écoles primaires publiques se révèlent très médiocres et il faut plus de 10 ans en moyenne pour terminer les cinq années d’études primaires.

Les écoles privées

Les écoles privées sont habituellement créées à l'initiative de parents qui s'associent et investissent dans la création de l'établissement. Les frais de scolarité, le coût des livres et des uniformes sont ensuite pris en charge en totalité par les parents de chaque enfant scolarisé.

Les établissements se trouvent principalement en zone urbaine, à partir du secondaire et deviennent majoritaires dans l'enseignement supérieur. L’enseignement est en général d’un bon niveau. Le suivi des élèves est satisfaisant, mais le coût des scolarités est élevé et accessible seulement à une minorité privilégiée.

Les écoles communautaires

Les écoles "communautaires villageoises" sont souvent des écoles publiques pour lesquelles les villageois pallient les manques de moyens. Les subventions allouées par l'Etat sont généralement insuffisantes en zone rurale, le comité de village (Municipalité) prend alors en charge une partie du coût de fonctionnement, embauche des enseignants supplémentaires et fait appel à des subventions d'associations internationales.

Les cycles scolaires

À la maternelle il y a 2 niveaux : LKG (nursery) et UKG (jardin d’enfants)

L'admission en 1ère année de l'école primaire se fait à l'âge de 6 ans.

  • École Primaire : classe 1 à 5. Obligatoire et gratuite depuis 1975.
  • Secondaire : classe 6 et 7.
  • Secondaire High School : classes 8 à 10.
  • La classe 10 se termine par des examens nationaux de fin d’études (SLC, School Leaving Certificate).
  • Préparation aux études universitaires : peut se faire en 2 ans dans les classes 11 et 12 du collège, ou bien en 2 ans également directement à l’université.

L’université : d’abord 3 ans d’études pour obtenir le titre de « Bachelor ou Undergraduate ». Puis 2 ans d’études et une année de thèse dans le titre de « Master » qui n’est reconnu que sur le territoire népalais. De nombreux étudiants essayent de faire leur thèse à l’étranger, en Inde notamment, pour que leur diplôme ait plus de valeur.

Le coût de l'école

Si l'école publique primaire est légalement gratuite, elle n'en représente pas moins un coût pour les parents : coût de l'uniforme et du petit matériel scolaire et prise en charge par la famille des travaux domestiques et des champs que les enfants ne réalisent plus. Cela explique un taux de scolarisation faible en zone rurale.

Le coût de l'école privée est très variable et peut aller de 2.000 roupies1 roupie népalaise (NPR) = 0.0079 euros (EUR)
(valeur au second semestre 2013, date de rédaction de ce texte)
à 50.000 roupies par an en collège jusqu'au SLC (School Leaving Certificate, fin de classe 10). Le coût est d'autant plus important que la classe est élevée. Le salaire annuel moyen étant de 50.000 roupies par an (soit un peu plus d'une trentaine d'euros par mois), il est évident que peu d'enfants ont accès à l'école privée et, si tel est le cas, il est rare que tous les enfants d'une même famille puissent y être scolarisés. L'éducation des garçons est alors privilégiée.

Les uniformes scolaires

L'uniforme scolaire est obligatoire au Népal. Pantalons, jupes, pulls bleu marine et chemises bleu ciel pour l'école publique. Chaque école privée a son propre uniforme et le port de la cravate est souvent obligatoire dès la 1ère classe.

Références :

  • Ministère de l'éducation népalais
  • Statistiques sur la population de l'ONU 2001
  • Ecole privée Manaslu à Katmandu Ecole publique de Laprak
Source : site de l'association Les Amis de Laprak
(http://www.amis-de-laprak.com/nepal-education-01.htm)

Pour approfondir :

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